Cela faisait un peu plus de deux ans qu’Auregan ne s’était pas produite sur scène à Paris. Ce fut le cas le 17 mars dernier, quartier gare de Lyon, dans une très belle salle de plus de 200 places.
Nous vous proposons un petit retour en arrière avec le résumé publié quelques jours après le concert, sur la page MySpace.

Près de 200 personnes sont rassemblées dans cette salle aux élégants fauteuils rouges.
En coulisses, le tricorne est déjà paré de plumes et décoré d’un bel oiseau blanc.
C’est le premier concert depuis la fin de l’enregistrement de son premier album.
Et cela fait plus de 2 années qu’elle n’avait plus joué à Paris.
Presqu’une chanson sur deux interprétée ce soir est inédite, n’ayant jamais été chantée en concert.
Et bien d’autres choses ont changé : c’est également la première fois depuis plusieurs années que “Le Bal des Iles” n’ouvre pas la soirée…

Le rideau s’ouvre, dévoilant la scène. Auregan fait son entrée, et c’est le premier sourire. Elle porte une tenue printanière, claire et légère aux tons blancs, roses, et parsemée de soupçons de vert irlandais.
Le tricorne noir a laissé la place pour la soirée à un tricorne blanc orné d’une généreuse plume rose.
Les bottes de cavalier sont blanches également, et dès les premières notes elles nous mènent en Irlande, sur la plage de Kilcummin. Nous sommes en 1798, une dizaine d’années après la révolution française.
“1798, l’Année des Français” fut le premier titre de l’album dévoilé sur la page MySpace. Ce sera le premier titre sur le disque, et ce soir c’est la chanson qui ouvre le concert.
Les premières lignes de guitare ouvrent le livre de la soirée et le rock lyrique d’Auregan nous conte la route armée du Général Humbert en terre d’Irlande.
La soirée commence vraiment…

Auregan nous fait ensuite traverser le bras de mer qui sépare l’Irlande de l’Ecosse, et nous fait légèrement remonter le temps, pour nous ouvrir le chapitre des “Highlanders”, en 1745.
L’histoire résonne dans toute la salle, la mélodie happe le public et le temps de batailles oniriques portées par la voix puissante d’Auregan, nous revenons déjà sur le vieux continent, non loin d’Ouessant, dans la ronde infernale du “Bal des Iles”.
Auregan rend hommage aux marins et reprend le fameux dicton ‘Qui voit Molène…’ en lui insufflant une énergie débordante, bondissante, et rock !
Une vague nous porte à présent au large et c’est l’abordage ! Le pavillon noir déposé au centre de la scène prend tout son sens, et le public découvre ou redécouvre sur scène le titre “Feux en Mer“,une aventure pirate à l’odeur de souffre, gonflé au maximum par le rock des guitares et la modernité des arrangements. Et bien entendu, Auregan est sur scène un Capitaine dont ne faiblissent ni l’énergie ni l’élégance.

Les aventures nous ont ménés presque au milieu du concert, déjà. Nous sommes toujours en mer, mais cette fois ci à bord du “Hollandais Volant”. La voix d’Auregan se fait grave pour entonner solennellement “Une cloche sonne dans la brume…” et l’artiste entraine le public avec elle dans la légende, sous la lune blême d’une nuit de naufrage qui clôt pour l’instant le chapitre pirate de ce concert.
Car à présent, les musiciens quittent la scène. Auregan salue notamment ses amis MySpace, et commence, seule, à capella, “Le Chemin des Eglantiers”, ou la complainte d’un petit Chouan.
Un moment rare, où l’artiste se livre au public, la voix claire, sous un simple projecteur blanc, au centre de la scène.
D’un sourire généreux, Auregan nous emporte maintenant sur l’île de Tortuga (”Rideau sur Tortuga”), avant d’allumer les mèches des derniers canons en devenant l’espace d’une chanson le Capitaine Eline De Lussac pour “Testament d’un Forban”, devenue avec le travail en studio un titre pop dégainé avec force énergie par le line up rock de la chanteuse au tricorne.

La page des flibustiers se termine pour ce soir, mais déjà Auregan ouvre un nouveau chapitre : celui des légendes.
Deux chansons vont s’enchaîner pour terminer le concert : “Libérez Merlin”, une chanson totalement inédite, et “Vogue Arthur” qui vient clore le spectacle en beauté. En quelques minutes nous croiserons Merlin, la Fée Viviane, le Roi Arthur…
Si ce n’est la rappel du public… A l’appel des spectateurs de l’Espace Traversière, Auregan revient sur scène et cède à l’envie de chanter encore.
Ce sera “Guerilleros“, pour ouvrir la Saint-Patrick au delà de toute frontière imaginaire, puis “Comanche” pour parachever la soirée l’esprit tourné vers les grands espaces. On imagine alors, à l’écoute de ces deux nouveaux titres, la variété musicale de l’album à venir, et la richesses des thèmes d’Auregan, qui n’aura cessé ce soir et ne cessera de nous surprendre.

Puis elle disparait en coulisses. Elle réapparait quelques temps après, pour venir à la rencontre de son public et de ses fans, dont certains ont fait un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres.
Photos, dédicaces, et surtout un échange véritable. On retrouve à cet instant l’artiste à qui l’on a pu écrire sur MySpace, sur Facebook, sur son blog.
Ces instants sont parmi les plus magiques. On sent le privilège du moment présent : alors que le matériel est peu à peu rangé et s’évanouit, sur le bord de scène, comme à mi chemin entre les planches et la salle, Auregan rencontre pour la première fois plusieurs fans, plusieurs personnes dont les visages deviennent enfin réels.
Merci à tous ceux qui étaient là, merci à tous ceux qui lisent ces lignes et qui suivent Auregan dans tous les aspects de son travail.

Paroles, musique et chant : Auregan, maquillage : Laura Weibel, photos : Déborah Guenard DR. Son : Christophe, lumières : Pascal, prod : Gémeaux et MBc, organisation : AFOCAL, management et booking : MBc.
Musiciens : batterie : Romain Chenart, basse : Nicolas Fageot, guitares : Stéphane Rambaud et Maxime Pichon.
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