Concert à Paris en mars : résumé de l’événement !

mai 9, 2010

Cela faisait un peu plus de deux ans qu’Auregan ne s’était pas produite sur scène à Paris. Ce fut le cas le 17 mars dernier, quartier gare de Lyon, dans une très belle salle de plus de 200 places.

Nous vous proposons un petit retour en arrière avec le résumé publié quelques jours après le concert, sur la page MySpace.

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Près de 200 personnes sont rassemblées dans cette salle aux élégants fauteuils rouges.

En coulisses, le tricorne est déjà paré de plumes et décoré d’un bel oiseau blanc.

C’est le premier concert depuis la fin de l’enregistrement de son premier album.

Et cela fait plus de 2 années qu’elle n’avait plus joué à Paris.

Presqu’une chanson sur deux interprétée ce soir est inédite, n’ayant jamais été chantée en concert.

Et bien d’autres choses ont changé : c’est également la première fois depuis plusieurs années que “Le Bal des Iles” n’ouvre pas la soirée…

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Le rideau s’ouvre, dévoilant la scène. Auregan fait son entrée, et c’est le premier sourire. Elle porte une tenue printanière, claire et légère aux tons blancs, roses, et parsemée de soupçons de vert irlandais.

Le tricorne noir a laissé la place pour la soirée à un tricorne blanc orné d’une généreuse plume rose.

Les bottes de cavalier sont blanches également, et dès les premières notes elles nous mènent en Irlande, sur la plage de Kilcummin. Nous sommes en 1798, une dizaine d’années après la révolution française.

1798, l’Année des Français” fut le premier titre de l’album dévoilé sur la page MySpace. Ce sera le premier titre sur le disque, et ce soir c’est la chanson qui ouvre le concert.

Les premières lignes de guitare ouvrent le livre de la soirée et le rock lyrique d’Auregan nous conte la route armée du Général Humbert en terre d’Irlande.

La soirée commence vraiment…

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Auregan nous fait ensuite traverser le bras de mer qui sépare l’Irlande de l’Ecosse, et nous fait légèrement remonter le temps, pour nous ouvrir le chapitre des “Highlanders”, en 1745.

L’histoire résonne dans toute la salle, la mélodie happe le public et le temps de batailles oniriques portées par la voix puissante d’Auregan, nous revenons déjà sur le vieux continent, non loin d’Ouessant, dans la ronde infernale du “Bal des Iles”.

Auregan rend hommage aux marins et reprend le fameux dicton ‘Qui voit Molène…’ en lui insufflant une énergie débordante, bondissante, et rock !

Une vague nous porte à présent au large et c’est l’abordage ! Le pavillon noir déposé au centre de la scène prend tout son sens, et le public découvre ou redécouvre sur scène le titre “Feux en Mer“,une aventure pirate à l’odeur de souffre, gonflé au maximum par le rock des guitares et la modernité des arrangements. Et bien entendu, Auregan est sur scène un Capitaine dont ne faiblissent ni l’énergie ni l’élégance.

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Les aventures nous ont ménés presque au milieu du concert, déjà. Nous sommes toujours en mer, mais cette fois ci à bord du “Hollandais Volant”. La voix d’Auregan se fait grave pour entonner solennellement “Une cloche sonne dans la brume…” et l’artiste entraine le public avec elle dans la légende, sous la lune blême d’une nuit de naufrage qui clôt pour l’instant le chapitre pirate de ce concert.

Car à présent, les musiciens quittent la scène. Auregan salue notamment ses amis MySpace, et commence, seule, à capella, “Le Chemin des Eglantiers”, ou la complainte d’un petit Chouan.

Un moment rare, où l’artiste se livre au public, la voix claire, sous un simple projecteur blanc, au centre de la scène.

D’un sourire généreux, Auregan nous emporte maintenant sur l’île de Tortuga (”Rideau sur Tortuga”), avant d’allumer les mèches des derniers canons en devenant l’espace d’une chanson le Capitaine Eline De Lussac pour “Testament d’un Forban”, devenue avec le travail en studio un titre pop dégainé avec force énergie par le line up rock de la chanteuse au tricorne.

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La page des flibustiers se termine pour ce soir, mais déjà Auregan ouvre un nouveau chapitre : celui des légendes.

Deux chansons vont s’enchaîner pour terminer le concert : “Libérez Merlin”, une chanson totalement inédite, et “Vogue Arthur” qui vient clore le spectacle en beauté. En quelques minutes nous croiserons Merlin, la Fée Viviane, le Roi Arthur…

Si ce n’est la rappel du public… A l’appel des spectateurs de l’Espace Traversière, Auregan revient sur scène et cède à l’envie de chanter encore.

Ce sera “Guerilleros“, pour ouvrir la Saint-Patrick au delà de toute frontière imaginaire, puis “Comanche” pour parachever la soirée l’esprit tourné vers les grands espaces. On imagine alors, à l’écoute de ces deux nouveaux titres, la variété musicale de l’album à venir, et la richesses des thèmes d’Auregan, qui n’aura cessé ce soir et ne cessera de nous surprendre.


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Puis elle disparait en coulisses. Elle réapparait quelques temps après, pour venir à la rencontre de son public et de ses fans, dont certains ont fait un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres.

Photos, dédicaces, et surtout un échange véritable. On retrouve à cet instant l’artiste à qui l’on a pu écrire sur MySpace, sur Facebook, sur son blog.
Ces instants sont parmi les plus magiques. On sent le privilège du moment présent : alors que le matériel est peu à peu rangé et s’évanouit, sur le bord de scène, comme à mi chemin entre les planches et la salle, Auregan rencontre pour la première fois plusieurs fans, plusieurs personnes dont les visages deviennent enfin réels.

Merci à tous ceux qui étaient là, merci à tous ceux qui lisent ces lignes et qui suivent Auregan dans tous les aspects de son travail.

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Paroles, musique et chant : Auregan, maquillage : Laura Weibel, photos : Déborah Guenard DR. Son : Christophe, lumières : Pascal, prod : Gémeaux et MBc, organisation : AFOCAL, management et booking : MBc.

Musiciens : batterie : Romain Chenart, basse : Nicolas Fageot, guitares : Stéphane Rambaud et Maxime Pichon.

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Coulisses album, 1 nouveau titre : “Guerilleros”

février 11, 2010

Après avoir dévoilé les coulisses de “1798″ et “Feux en Mer”,
cette nouvelle vidéo vous replonge dans une session studio d’Auregan.
Vous y découvrirez le travail sur la chanson “Guerilleros”, notamment
les lignes de basse.

Pour ce titre, Auregan a choisi de raconter un Che Guevara
réaliste. D’un point de vue très humble, la chanson nous mène à imaginer le leader
charismatique sous un angle humain.

Le tout avec des arrangements musicaux travaillés, une vraie présence
mélodique, et une section rythmique maîtrisée.



Coulisses album : “Guerilleros”

“Guerilleros” sera donc présent sur le premier disque de l’artiste. On retrouve dans cet extrait vidéo (filmé par Auregan ^^) la chanteuse elle-même -guettez…-, le bassiste de studio (Tof) et le réalisateur de l’album (Diego).

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Auregan et les Pirates !

décembre 29, 2008

A l’occasion de la sortie du Quizz spécial « Auregan et les Pirates ! » sur le site www.Pirates-Corsaires.com,   nous vous invitons à coiffer tricorne pour un aller simple dans l’univers des pirates à travers l’oeuvre d’Auregan.

La piraterie est un des thèmes phare et grand public de l’univers de la chanteuse rock.

Aujourd’hui, trois chansons sur ce thème sont régulièrement chantées sur scène : « Testament d’un Forban » (depuis 2005), « Le Blues du Pirate » (depuis 2006), et « Feux en Mer » (depuis 2007). Nous nous attarderons spécialement sur cette dernière chanson.

Au lancement de ce blog, nous vous proposions déjà un frise, sur laquelle figurait l’âge d’or de la Piraterie : le XVIIème siècle.

Jouez au Quizz « Auregan et les Pirates ! » sur www.Pirates-Corsaires.com,  
et découvrez la vidéo de « Feux en Mer » au Festival de La Baule dans la suite de cet article, en note longue.

(Lire la suite…)

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Les paroles de “Tibétain”

août 9, 2008

Pas une arme en main,
Ni grenade, ni rien ;
Pourtant je touch’ le sol
Une balle en plein vol !
Que t’a-t-on dit, Chinois,
Pour que tu tir’s sur moi ?
Tu sais les Tibétains
Sont aussi des hu…
                     Maintes fois,
                     Je m’suis dit tout bas :
                     La paix ne nous sauvera pas !

Toutes nos prières
Contre ta main de fer
Qui broie impunément
Nos homm’s, femm’s et enfants.
Bravo, tu vas finir
Par nous anéantir !
Car même l’Occident
Ne nous aide pas vrai…
                     M’entends-tu ?
                     Réjouis-toi : l’ONU
                     Ne peut rien fair’ pour nous non plus !

On n’demande pas
Pourtant l’Himalaya,
Pas même l’autonomie,
Mais cesse tes tueries !
Comme d’autres avant moi,
Je crie à l’assassin !
Faut-il te croir’, dis-moi ?
Tueur de Tibé…
                     T’inquièt’pas !
                     Personn’ ne viendra
                     Te fair’ payer ces crimes-là !

On pourrait compter :
Je suis pas le dernier,
Mais bien le millionième
Ca fait beaucoup quand même !
Que tu trucides ainsi.
Y paraît, c’est permis !
Mais dis-moi, certains soirs,
N’as-tu pas des cauch’…
                     Marr’ de toi !
                     Marr’ de tes soldats !
                     Reprends-les et rentre chez toi !

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Les paroles de “Un Homme Fier”

mai 28, 2007

Et tes yeux s’égarent Sur les murs silencieux,
Cherchant du regard A qui dire adieu.
Mais tu sais très bien Qu’il n’y aura guère que toi
Pour tenir ta main Quand tu t’en iras.

Non, ne pleure pas mon vieux, Si on t’a oublié,
Ferme les yeux, On viendra te chercher.
*Bis*

Dans un cadre doré Elle te sourit encore
Celle que tu as aimée Au delà de la mort

Mais tu te revois Assis à son chevet
Au creux de tes bras, Elle s’en était allée.

Non, ne pleure pas mon vieux, Si on t’a oublié,
Ferme les yeux, On viendra te chercher.
*Bis*

Tu clos tes paupières Sans faillir sans trembler,
Comme un homme fier De mourir esseulé,

Au dehors t’attend Un bien sombre cocher
Dans un char trop grand Pour lui seul je sais.

Non, ne pleure pas mon vieux.

Auteur compositeur interprète Auregan

Note : toutes les paroles des chansons publiées sur ce blog sont la propriété de leur auteur. Aucune copie ni rediffusion n’est autorisée. Si vous voulez lier les paroles, faites un lien sur cette page.

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Les paroles de “Ainsi va la Loi”

avril 28, 2007

Ainsi va la loi

Les fers aux pieds, je m’évadr’ai.
Me pendra-t-on très haut ?
Hors de ma cage, mes bourreaux, mes geôliers
Me tireront dans l’ dos !

Mais retiens bien de moi
L’homme d’autrefois,
Libre esprit qui t’offrait
Ses plus beaux baisers !
Décharné, affamé,
Les yeux délavés,
Ce pauvre détenu,
Tu n’ l’auras connu.
Je me dirais défait :
Ca fait tant d’années,
Que je ne sais même pas
Pourquoi je suis là !

Les fers aux pieds, je m’évadr’ai.
Me pendra-t-on très haut ?
Hors de ma cage, mes bourreaux, mes geôliers
Me tireront dans l’ dos ! 

Tout espoir se noie
Dans l’humidité,
Qui peint sur les murs froids
De sombres traînées.
Gibet ou bien mitraille,
Talonner la mort.
Peut importe où elle aille :
Etre libre encore !
Une lune diaphane
Coule sur les barreaux.
J’ai perdu mon âme
Dans ce vieux cachot ! 

Les fers aux pieds, je m’évadr’ai.
Me pendra-t-on très haut ?
Hors de ma cage, mes bourreaux, mes geôliers
Me tireront dans l’ dos ! 

J’ai retrouvé ton nom
Gravé dans la pierre.
Mais ton visage, pardon !
Je n’ m’en souviens guère !
L’envol des tourterelles
Te rends ton amour.
N’attends donc plus ma belle
Mon fortuit retour !
Dans les prisons de Nantes,
Il n’y a pas le choix :
On pleure ou on chante.
C’est fini pour moi… 
Ainsi va la Loi !   

Les fers aux pieds, je m’évadais.
On me reprit sitôt :
Hors de ma cage, mes bourreaux, mes geôliers
M’ont tous tourné le dos ! 
M’ont tous tourné le dos…

Les paroles illustrées d’Ainsi va la Loi sont dans la suite de la note.

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Les paroles de Liberté

avril 27, 2007

Liberté

Un brigadiste, un républicain,
Tous deux arrêtés au matin.
Le troisième prisonnier c’est moi :
Volontaire français, ne me plaignez pas ! 

Banderà rojo triùnfara !
Ce jour là, je ne serai plus là…
Au poteau, tout près d’un Irlandais,
Jusqu’au bout nous avons fredonné :       
“Freedom is my lone worry,”       
“So I’ll defend you, oh my Liberty!” 

Superbe et droit comme un torero,
Il a mugi « Muerte, Franco ! »
Trois rafales lui ont répondu…
Notre Espagnol : tout premier descendu. 

Banderà rojo triùnfara !
Ce jour là, je ne serai plus là…
Au poteau, tout près d’un Irlandais,
Jusqu’au bout nous avons fredonné :       
“Freedom is my lone worry,”       
“So I’ll defend you, oh my Liberty!” 

Un coup d’feu, des cheveux roux me frôlent.
Deux «Rouges» rougeoient sur le sol.
J’ai honte de m’entendre haleter :
Il fut second …Serai-je le dernier ? 

Banderà rojo triùnfara !
Ce jour là, je ne serai plus là…
Au poteau, tout près d’un Irlandais,
Jusqu’au bout nous avons fredonné :       
“Freedom is my lone worry,”       
“So I’ll defend you, oh my Liberty!” 

Jamais nous n’avons baissé les yeux
Devant ce régiment factieux.
Ils nous ont tous trois trucidés là…
La guérilla sans nous continuera ! 

Banderà rojo triùnfara !
Ce jour là, je ne serai plus là…
Au poteau, tout près d’un Irlandais,
Jusqu’au bout nous avons fredonné :       
“Freedom is my lone worry,”       
“So I’ll defend you, oh my Liberty!” 
Freedom is my lone worry,
So I’ll defend you, oh my Liberty! 

Liberté, mon unique bien,
je te défendrai, Oh, ma Liberté ! 
Libertad, mi unico bien,
te defendere, Oh mi Libertad !

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Les paroles de “Comme une gargouille grise”

avril 14, 2007

Voici les paroles de "Comme une gargouille grise" la deuxième chanson du Virtual Tour prévue pour mardi 17 avril. Vous pouvez également visualiser la version illustrée des paroles.

Comme une gargouille grise

Il découvrit dans son antre
Ses petits trop silencieux,
Pas un soupir de leur ventre,
Ils n’ouvriront plus les yeux.
Alors sa gueule brûlante
S’est refermée sur la nuit,
En plaintes déchirantes
Il  a pleuré ses petits.

Il a hurlé mon loup,
Tout seul au fond des halliers.
Il a hurlé l’homme est fou :
Je suis le dernier.

Tout noir sous la lune blême,
Il a cherché tout le soir,
Sa compagne fidèle,
Sa quête est sans espoir…
Sur les perches du village,
Elle se balance doucement,
Les griffes vers les nuages,
Le museau plein de sang.

Il a hurlé mon loup,
Tout seul au fond des halliers.
Il a hurlé l’homme est fou :
Je suis le dernier.

Il a posé son menton
Sur le cœur de son aimée,
Immobile comme un santon,
Le regard atterré.
A la poterne du bourg
Tous les fusils l’attendaient.
Ils ont claqué tour à tour
Sur son ombre qui passait.

Il a hurlé mon loup,
Tout seul au fond des halliers.
Il a hurlé l’homme est fou :
Je suis le dernier.

On le trouva au matin
Comme une gargouille grise,
Qui aurait traîné sa fin
Jusqu’aux portes de l’église.
Il montrait son front troué
Au dieu des hommes même,
Comme preuve avérée
De la cruauté humaine.

Il a hurlé mon loup,
Tout seul au fond des halliers.
Il a hurlé l’homme est fou :
Je suis le dernier.

Il a hurlé mon loup…tout seul au fond des halliers …

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Paroles du Chemin des Eglantiers

mars 12, 2007

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
Et pourtant, Dieu que j’aimais,
T’y rejoindre ma dulcinée !

Déjà tout petit garçon,
Je venais tous les matins,
Entre les fleurs d’ajonc,
Pour courir avec mon chien.

J’avais bien quinze printemps,
Lorsque j’ai prêté serment,
De combattre pour mon seigneur,
La main droite sur le cœur.

Et puis les prés ont fleuris
De centaines de fusils,
Et j’ai gagné les forêts,
Mon seigneur à mes côtés.

C’est dans l’ombre des pommiers
Qu’on avait dû se quitter.
Tu m’as dis : « Petit berger,
Ici même je t’attendrais ! »

Le pinson peut bien chanter !
Bientôt je ne l’entendrais plus !
Déjà ma vue est brouillée
Par des larmes de refus.

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
J’étais venu t’y trouver
Lorsque la nuit est tombée.

Une cocarde rouge sang,
Cachée derrière un rocher,
Hélas ! M’a fusillé le flanc,
Tout près de notre pommier.

Si la République est telle,
Qu’elle doit te faire pleurer,
Alors ma toute belle,
Adieu la fraternité !

J’avais mis en signe de paix,
Au canon une fleur des champs,
Blanche pour ma bien aimée.
Elle sera rouge de mon sang !

Moi pauvre petit Chouan !
Condamné à m’en aller,
Sur un chemin beaucoup plus grand
Que celui des églantiers.

Mais viendras-tu au levant,
Entre la ronce et le rosier ?
Moi je m’en irais mourant.
Jusque là, je t’attendrais !

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
Et pourtant, Dieu que j’aimais,
T’y rejoindre ma dulcinée !

T’y rejoindre ma dulcinée…

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Paroles du Bal des iles

mars 11, 2007

Le Bal des Iles

Granit écorché non loin de Molène
Briseur d’étraves et de carènes
J’y ai vu s’éclater de pauvres rafiots
Le ventre plein de matelots

Dans le sifflement des courlis
La marée fardée de débris

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

Navire en dérive en proie aux courants
Chavire et s’abîme au large d’Ouessant
Les nuits de tourmente il y en a des gars
Que l’océan ne rendra pas

Des croix de cire de chandelles
Nourrissent le sol des chapelles

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

Quand le vieux roulis balance le marin
Dans les eaux noires du raz de Sein
Il vient s’allonger ciré ruisselant
Au cimetière de l’Océan

Et l’équipage démembré
Rentre au port tête baissée

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

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