Les univers historiques d’Auregan

mars 18, 2007

Gracieuse sentinelle de l’Histoire, gardienne de nos mémoires, elle réveille les fantômes de destinées oubliées.
Portées par le fracas des passions, les mélodies s’enchaînent sous les pas redoutables et inspirés de cet Elfe du temps.
Au travers des personnages les plus divers, Auregan nous guide pour un voyage dans l’Histoire et dans notre conscience.

Auregan traversant l'histoire

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Paroles des chansons

mars 18, 2007

Les textes des chansons déjà parues ont été ajoutés dans la section "Les paroles des chansons".
En dessous de chacun des 4 miniclips ont été ajouté le lien vers les paroles.

Sont désormais accessibles les paroles de :

- 14-18,
- Testament d’un forban,
- Le Chemin des Eglantiers,
- Le bal des iles

Maintenant que vous avez accès aux paroles, n’hésitez pas à visionner à nouveau les miniclips.

Nous essaierons de vous poster en même temps les paroles et les videos dans le futur. (car oui il y aura plein d’autres vidéos ;-)

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Ne me parlez plus jamais du Chemin des Eglantiers

mars 12, 2007

Comment suis-je devenu chouan ?

Je ne m’en souviens plus exactement. Sans doute ai-je été pris comme bon nombre dans la tourmente révolutionnaire.
Je me rappelle du petit bocage breton qui m’a vu naître, des toits de chaumes, du chant des faux, mais surtout du chemin des églantiers.
J’étais berger, et je crois bien que ce chemin creux a vu passer toute ma vie, toutes mes joies et toutes mes tristesses.
Il y avait, tout au long, des arbres qui grinçaient les jours de vent, et des fougères. Il menait à un petit verger. Celui de mon père. C’est là que je l’ai rencontrée.
Et puis ce fut le temps des fusils, des caches au fond des bois et des sabots abandonnés sur les champs de bataille…

Les paroles du Chemin des Eglantiers

Note : Le Chemin des Eglantiers est le premier clip complet d’Auregan. Sa particularité est d’être tourné en prise de son directe c’est-à-dire a capella et sans aucun playback ni post production vocale. Seule la mélodie et les bruitages ont été rajoutés après.
Avez-vous trouvé la raison du passage du noir et blanc à la couleur ? Petit indice, la clé se trouve dans l’état émotionnel du personnage.

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Paroles du Chemin des Eglantiers

mars 12, 2007

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
Et pourtant, Dieu que j’aimais,
T’y rejoindre ma dulcinée !

Déjà tout petit garçon,
Je venais tous les matins,
Entre les fleurs d’ajonc,
Pour courir avec mon chien.

J’avais bien quinze printemps,
Lorsque j’ai prêté serment,
De combattre pour mon seigneur,
La main droite sur le cœur.

Et puis les prés ont fleuris
De centaines de fusils,
Et j’ai gagné les forêts,
Mon seigneur à mes côtés.

C’est dans l’ombre des pommiers
Qu’on avait dû se quitter.
Tu m’as dis : « Petit berger,
Ici même je t’attendrais ! »

Le pinson peut bien chanter !
Bientôt je ne l’entendrais plus !
Déjà ma vue est brouillée
Par des larmes de refus.

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
J’étais venu t’y trouver
Lorsque la nuit est tombée.

Une cocarde rouge sang,
Cachée derrière un rocher,
Hélas ! M’a fusillé le flanc,
Tout près de notre pommier.

Si la République est telle,
Qu’elle doit te faire pleurer,
Alors ma toute belle,
Adieu la fraternité !

J’avais mis en signe de paix,
Au canon une fleur des champs,
Blanche pour ma bien aimée.
Elle sera rouge de mon sang !

Moi pauvre petit Chouan !
Condamné à m’en aller,
Sur un chemin beaucoup plus grand
Que celui des églantiers.

Mais viendras-tu au levant,
Entre la ronce et le rosier ?
Moi je m’en irais mourant.
Jusque là, je t’attendrais !

Ne me parlez plus jamais,
Du chemin des églantiers !
Et pourtant, Dieu que j’aimais,
T’y rejoindre ma dulcinée !

T’y rejoindre ma dulcinée…

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Paroles du Bal des iles

mars 11, 2007

Le Bal des Iles

Granit écorché non loin de Molène
Briseur d’étraves et de carènes
J’y ai vu s’éclater de pauvres rafiots
Le ventre plein de matelots

Dans le sifflement des courlis
La marée fardée de débris

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

Navire en dérive en proie aux courants
Chavire et s’abîme au large d’Ouessant
Les nuits de tourmente il y en a des gars
Que l’océan ne rendra pas

Des croix de cire de chandelles
Nourrissent le sol des chapelles

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

Quand le vieux roulis balance le marin
Dans les eaux noires du raz de Sein
Il vient s’allonger ciré ruisselant
Au cimetière de l’Océan

Et l’équipage démembré
Rentre au port tête baissée

Alors on crie droit vers la mer
Droit vers le large et loin des brisants
Rends moi mon fils Rends moi mon père
Je veux revoir mon cher aimant !

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Eclairage sur le blog et le programme de mars

mars 7, 2007

Lancer un blog n’est pas une chose facile, surtout quand c’est couplé à un site, la création de vidéos, l’apprentissage de Youtube et ses caprices. Vous avez commencé à visionner les miniclips de Testament d’un forban et 14-18 mais cela appelle sans doute quelques questions.

Pourquoi miniclip ? Parce que les chansons ne sont pas complètes sur ces videos, alors plutôt que de les appeler clips, ce sont des miniclips :-)

Y a t’il une suite et quand ? La semaine prochaine seront postés 2 nouveaux miniclips.

Pourquoi poster tous ces miniclips ? Nous préparons beaucoup de choses pour Internet. Cela va répondre aux besoins du public connaissant déjà Auregan et désireux d’être au courant de notre actualité. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Auregan et qui n’ont donc pas encore eu la chance de voir son spectacle, les miniclips sont un moyen détourné de pénétrer dans son univers. Ainsi tous pourront être impregné de l’esprit de son travail lors de notre annonce à la fin du mois de mars.

A la fin du mois de mars ? Oui à la fin du mois, nous nous lançons dans un projet qui à notre connaissance est encore inédit chez nous.

Il va falloir attendre alors ? Oui mais un mois c’est court. Et nous vous apporterons quelques éléments pour vous permettre de patienter agréablement.

Comment faire pour être rester informé des mises à jour ? Les blogs permettent d’être prévenus lorsqu’une nouvelle note est postée sur un blog. Pour se faire, il suffit de renseigner l’adresse du flux RSS dans son aggrégateur.  2 solutions :
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14-18

mars 5, 2007

Verdun, le 21 février 1916,

             Ma Lison,

Depuis l’aube les tirs ennemis ont cessés. La tranchée allemande est silencieuse. Peut-être même trop…Je n’ose songer à ce qui nous attend.

La pluie de ces derniers jours à laissé une boue noirâtre et puante qui colle à nos peaux.

L’air empeste la mort et laisse au fond des gorges le goût métallique du sang.

J’ai froid, j’ai faim, j’ai peur.

Peur de la prochaine attaque, du bras qui se lève pour donner l’assaut.

Qui tombera le premier sous la mitraille ?

Je ne veux pas mourir, je ne veux pas avoir mal !

Oh ! Ma Lison ! J’ai vu tant de plaies béantes, tant de visages livides et de mains crispées…Entendu tant de cris terribles et de hurlements de douleurs !

Pourrais-je seulement rire comme avant ?

Si je ne devais pas revenir, garde mes lettres et lis-les un jour à tes enfants. Il faudra qu’ils sachent…Personne ne doit oublier l’enfer de Verdun, l’horreur de la guerre ! Votre souvenir est notre seule survivance possible.

Et c’est déjà un fantôme qui t’embrasse et qui attend ta prochaine lettre, ces quelques lignes qui me fond garder espoir !

A toi pour toujours. Je t’aime !

Alexandre.

Les paroles de 14-18

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Paroles de 14-18

mars 5, 2007

14 18, voilà mon matricule…
Au peloton, si à l’assaut je recule !
Seuls des numéros
Sautent sur les bombes
Qui emplissent le monde
De leurs échos.

Et dans le vent, mille papiers…
Les morts attendent leurs courriers !

Pour une lettre de ta part,
Pour une seule ligne à l’encre noire,
Je veux bien un peu te croire
Quand tu me dis : « on va se revoir ! »

Mais peut-on vivre à cette guerre ?
Quand déjà on nous enterre !

Champ de boue, où poussent les barbelés,
Quand les obus y creusent nos hypogées…
On terre sa poitrine
Au fond des tranchées
En craignant d’être gazé
Comme des vermines.

Mes mains tremblent comme celles du caporal !
Lui aussi, redoute-il le signal ?…
Celui de courir
Sans se retourner
En face des mortiers,
Des crans de mire.

Gibier bleu, je me rue en avant !
Sous mes pas, les râles des mourants !
Si je tombe au front,
J’aurai dans la tête
Ta dernière lettre,
Ma chère Lison.

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Paroles de Testament d’un forban

mars 5, 2007

Je veux pour calvaire le mât d’artimon
Lacérez le bois, gravez y mon nom
Faire tonner le ciel à le briser
A coups de canons j’y rentrerai

La mort est un capitan aux allures de bohème
A la barre d’un bâtiment celui de nos vies mêmes

Laissez moi au moins mon pavillon noir
Tordu par les vents pour linceul de gloire
Le salut s’achète enfin je crois
Glissez de l’or entre mes doigts

La mort est un capitan aux allures de bohème
A la barre d’un bâtiment celui de nos vies mêmes

Ne me jetez pas aux confins du monde
En terre inconnue dans une fosse immonde
Mais par dessus bord le sabre en poing
J’irai trancher les fonds marins

La mort est un capitan aux allures de bohème
A la barre d’un bâtiment celui de nos vies mêmes

Endeuillez les voiles je veux aux matures
Des veuves en noir au regard dur
Les yeux grands ouverts pour voir passer
A travers mer mon beau voilier

La mort est un capitan aux allures de bohème
A la barre d’un bâtiment celui de nos vies mêmes

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